Protection : La norme de certification en détail

Par habitude, tout le monde parle d’homologation CE mais, en plus de la directive européenne relative aux EPI, les gants sont traités par une norme spécifique : EN 13594, « Gants de protection pour motocyclistes », dont la dernière révision date de novembre 2015. Cette norme correspond aux  gants de catégorie 2, dont la certification est validée par un laboratoire notifié (voir le rappel en bas de cette page).

La norme est divisée en deux niveaux. Le niveau 2, excessivement restrictif, n’est à ce jour atteint par aucun gant. Tous les gants sur le marché, même les gants de piste, sont donc des gants de catégorie 2 mais de niveau 1.
Les gants doivent résister à une abrasion de 4 secondes. Ils sont également soumis à des tests de déchirement et de coupure et l’innocuité des matériaux qui les composent est aussi vérifiée, ainsi que leur ergonomie. Ils doivent descendre au moins 1,5 cm sous la base du pouce et leur capacité à ne pas pouvoir être arrachés de la main en cas de glisse est également vérifiée. Les coques y sont optionnelles.

Voici les éléments-clés auxquels doit répondre un gant de moto pour être certifié selon la norme la plus récente :

  • longueur de la manchette ≥ 15 mm
  • abrasion ≥ 4 secondes
  • résistance du système de maintien ≥ 25 N
  • déchirement paume ≥ 25 N
  • déchirement dos ≥ 18 N
  • résistance des coutures ≥ 6 N/mm
  • résistance des coques (optionnelles) ≤ 9 kN

Attention ! On trouve encore sur le marché des gants affichant uniquement une homologation selon la directive CE 89/686, qui est la seule chose exigée par le décret. S’ils peuvent encore être vendus (et donc utilisés), il est vivement conseillé, pour une nouvelle acquisition, de se diriger vers des gants certifiés selon la dernière révision de la norme EN 13594. Pour bien reconnaître un gant de moto certifié, suivez le guide.

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